A partir du règne de Louis XIV, la construction du corset subit de nombreuses variantes. Tout d'abord, les robes dénudèrent les épaules, supprimant ainsi le plus souvent l'usage de bretelles. On pouvait le dégraffer sur le devant, enfin sur les côtés du devant en forme de V pour être plus précis. Les ourlets du bas étaient découpés en basques (sortes de languettes) pour permettre au corset de s'adapter à la forme des hanches. Tout le monde (ou presque) pouvait le porter: femmes, hommes, enfants. Avec pour ces derniers, des corsets particulièrement rigides, destinés à préformer leur anatomie pour les corsets adultes.
Le décolleté devint pigeonnant, dévoilant une poîtrine généreuse, même pour les femmes assez maigres qui voyaient alors leur atout de séduction mis en valeur. Certains modèles étaient lacés devant et derrière, et permettait aux femmes corpulentes de le regler à leur taille.
Remarque: Tous les corsets, sous l'Ancien Régime, sont confectionnés par des hommes. Noter aussi que les dames âgées qui ont renoncé à plaire n'en portent généralement plus.
Avec l'arrivée des révolutions, le port du corset fut grandement contesté, et traité comme un instrument de torture, notament par Jean-Jacques Rousseau. Une version nouvelle du corset arriva, plus courte et moins contraignante, nommée le "corset à la Ninon".