La seconde guerre mondiale ayant porté le coup de grâce à l'extinction du corset, toute la place fut laissée au "soutien-gorge" et autres gaines.
Le corset, comme les chaussures, fut l'un des premiers objets à être traité comme fétichiste, et reste l'un des plus importants parmi ces modes. Il a éveillé plus de controversité qu'aucun autre objet n'a réussi à le faire. Il est aujourd'hui porté par les "non-conformistes" qui souhaitent changer la forme de leur corps et obtenir un esthétisme idéal. Les "identificateurs", qui associent le corset à la féminité et aux sous-vêtements féminins. Les troisièmes sont les masochistes qui se lacent serré afin de créer une gêne érotique. Des superpositions existent entre ces catégories, et certaines personnes ne se trouvent pas nécessairement dans une catégorie. Il y a aussi les disciples de la mode, moins nombreux aujourd'hui, qui s'habillent comme au XIXème siècle.
Le laçage attirait les couturiers. Dans les années 50 le couturier Jacques Fath a crée une robe du soir en satin rose avec le laçage du corset dans le dos. Le couturier Jean Paul Gautier est connu pour le corset à bonnets pointus qu'il a conçu pour Madonna. Son influente collection été de 1987 mettait en scène de nombreux corsets. Il créa aussi un grand nombre de robes à corset en cuir avec le laçage de haut en bas - un style auparavant utilisé dans la photographie pornographique des années 30. La bouteille de son parfum est de la forme de l'un de ses corsets.
Les femmes portant un corset aujourd'hui plus encore le portent dans le but de séduire. Correctement ajusté il sait se faire discret voire invisible. Il reste cependant inadapté aux conditions de vie actuelles. Il semble évident que porter un corset durant une journée de travail n'est pas évident de par son incommodité.